E-commerce : comment la grande distribution s’en est approprié

L’arrivée du e-commerce sur le marché de l’alimentaire en France a bousculé les habitudes de la grande distribution qui en avait jusqu’à lors la main mise.

Les grands groupes comme Leclerc, Casino ou Intermarché ont dû s’adapter aux nouvelles façons de consommer des ménages et investir dans des structures innovantes et de nouveaux services.

Désormais, les achats du quotidien se font de plus en plus en ligne, il semble bien que la tendance ne soit pas prête à ralentir dans les années à venir.

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Le boom du e-commerce

Les Français plébiscitent de plus en plus le e-commerce. Une étude réalisée par la Fédération e-commerce et vente à distance (Fevad) montre qu’un français sur deux a déjà réalisé un achat en ligne.

Une tendance nette se dessine vers les achats sur des plateformes numériques au détriment de ceux réalisés dans les magasins physiques.

La grande distribution s’est vite rendue compte que cet engouement pour le e-commerce ne concernait pas uniquement les produits non-alimentaires. Afin de ne pas rater la vague, les grands groupes ont investi dans des nouvelles structures et nouveaux services afin de satisfaire la demande croissante d’achats en ligne.

Le drive en est l’illustration parfaite. Désormais il suffit de choisir ses articles sur un prospectus d’Intermarché, passer commande en ligne et venir les récupérer directement en magasin.

Cette pratique, surtout en période de confinement, permet au client de faire ses achats alimentaires en étant tout à fait rassuré. En effet non seulement il n’a pas besoin de passer du temps en grande surface au risque d’attraper le virus mais en plus il est sûr de la qualité des produits vu qu’il vient les chercher directement dans une grande surface pas loin de chez lui.

Pour rassurer les clients, les distributeurs donnent des précisions en ligne sur les moyens de conservation des produits.

Les produits non-alimentaires

Les grands groupes de la grande distribution ont su aussi s’adapter à la vente de leurs produits non-alimentaires en faisant des choix stratégiques d’envergure.

Depuis 2017, le groupe Casino a par exemple délégué ses rayons techniques et d’ameublement à Cdiscount qu’il a acquis en 2000. Il en va de même pour Carrefour qui a transféré les siens à Darty.

Une mécanique gagnant-gagnant. Le distributeur garde la main sur le chiffre d’affaires et le vendeur e-commerce s’occupe des prix et de la gestion du stock tout en attirant une clientèle de proximité.

Le client, lui, y trouve son compte en maîtrisant plus facilement les rendez-vous de livraison et l’assurance d’avoir de véritables interlocuteurs vers lesquels se retourner en cas de problèmes.

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