Divers

La e-pharmacie, futur relais de croissance du e-commerce ?

C’est bien connu, lorsque les hommes sont malades, les femmes se plaisent à dire qu’ils en rajoutent, et qu’ils croient qu’ils vont mourir.

En ce moment c’est la saison des grippes. Malheureusement, je n’y ai pas coupé et suis tombé malade.

Ayant un peu de temps entre plusieurs dodos récupérateurs, je me suis intéressé à un secteur du web qui est actuellement en pleine mutation: la vente de médicaments.

 

Alors que Mr Leclerc est en pleine campagne de communication pour pouvoir vendre des médicaments dans ses grandes surfaces, il est maintenant possible de vendre des médicaments en ligne, suite à l’ordonnance du 19 décembre 2012.

 

Il est d’ailleurs intéressant de voir que la France était, jusqu’à ce décret, (une nouvelle fois) en retard par rapport aux autres pays européen sur la e-pharmacie.

 

Un marche puissant et donc tres attractif:

 

Selon le LEEM, groupement des entreprises du médicament, le marché français du médicament a représenté en 2012 plus de 41 milliards de dollars.

Nul doute que l’ouverture de ce marché à internet est une belle opportunité et que de nombreux acteurs vont chercher à se positionner.

D’ailleurs, bien qu’il soit interdit de lancer une e-pharmacie jusqu’au mois d’avril (le temps que le secteur se réorganise-réglemente ), certains acteurs qui étaient déjà positionnés prennent de plus en plus d’importance.

 

Reseaux-distribution-pharmacie-europeen

 

Par exemple, la pharmacie belge Newpharma, qui existe maintenant depuis 2008, génère déjà plus de 2,7 millions d’euros de CA sur le marché français.

Le web a d’ailleurs accueilli sa première marketplace dédiée à la vente de médicaments. Lancé en décembre dernier, le site 1001pharmarcies propose aux pharmaciens indépendants, contre un abonnement mensuel de 99€, de vendre leurs médicaments sur cette place de marché et ainsi, développer un business incrémental à leurs ventes en officine.

 

Un secteur qui va devoir rassurer pour exploser

 

La marché est attractif, cependant, pour pouvoir se développer, le marché va devoir rassurer les internautes.

En effet, selon une étude de l’IRACM menée conjointement avec l’institut IFOP, seulement 26% des français se disent prêts à acheter des médicaments sans ordonnances sur internet. Ce pourcentage tombe d’ailleurs à seulement 17% pour les médicaments sous prescription.

Nul doute que la peur de la contrefaçon, dans un secteur aussi touchy que la santé, est le premier frein à l’achat de médicaments sur internet.

Pour convaincre les internautes français, les acteurs devront donc investir massivement en communication pour rassurer et ainsi attirer les clients.

 

 Vente-en-ligne-medicaments

 

Des investissements trop importants pour un secteur clairseme ?

 

Dernier détail, et non le moindre, le décret autorise la vente de médicaments uniquement par des officines réelles (22 000 pharmacies physiques en 2012)

Cette obligation sera selon moi, le principal frein au développement des sites de e-pharmacie. En effet, exister sur internet demande des investissements très importants. D’autant plus vu la rassurance qu’il faut apporter à l’internaute.

Il est donc fort probable que les sites de e-pharmacie qui vont émerger dans les mois/années à venir seront des groupements d’officines, qui mutualiseront leurs moyens.

D’autant plus que, pour vendre, le secteur devra investir massivement dans la logistique pour que les clients reçoivent leurs achats en temps et en heure. Un malade ne pourra pas attendre 5 jours pour recevoir son médicament pour soigner sa grippe !

La pharmacie fait sa mutation digitale.
Il sera intéressant de voir à l’avenir comment le secteur va se structurer.

Pour aller plus loin, je vous propose d’aller voir le Scoopt-it de Pauline Jardin, qui traite du sujet, La pharmacie de demain serat-t-elle Click and Mortar ?

 

Votre avis m’intéresse:

Et vous, seriez-vous prêt à acheter vos médicaments sur internet ?

Quelles seraient vos motivations ?

 

Rate this

Rated 4.59/5 based on 105 reviews

A propos de l'auteur

Sébastien BLERIOT

Evoluant en e-commerce depuis plus de 9 ans maintenant, j'ai profité de mes différentes expériences chez Rueducommerce et Next Interactive (BFM TV, RMC, 01net) et ELEGIA Formation pour développer mon expertise de la vente en ligne en B to C et B to B.
J'accompagne désormais des e-commerçants dans l'optimisation de leur stratégie e-commerce. Je propose mes services en qualité de consultant mais également en tant que formateur/conférencier.

4 commentaires

Laisser un commentaire